Que faire ?

Que faire ?

Sauver les requins, c’est sauver l’homme. Comme nous l’avons vu auparavant, la menace de disparition qui pèse sur les requins ne peut laisser l’Homme indifférent. La pêche aux ailerons de requins est une aberration écologique. Des millions de requins sont sacrifiés au mépris de toute planification pour la survie de l’espèce. L’absence de réglementation ou leur non-application est constante.

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shark_3Un plan d’action pour la conservation et la gestion des quotas viserait à atteindre trois objectifs :

* Développer les connaissances concernant les requins, leurs interactions avec les autres espèces et leur rôle dans l’écosystème marin. Par ailleurs, il est surtout indispensable d’informer les pêcheurs locaux, qui dans certaines régions du globe, n’ont pas accès à l’éducation et donc à la connaissance. Nous ne pouvons jeter naïvement la pierre à ces pêcheurs.

En effet, sachant que 1kg d’ailerons rapporte beaucoup plus que 1kg de poisson, on comprend bien pourquoi certains pêcheurs pauvres se sont tournés vers une activité aussi lucrative.

A cause du manque d’information sur les requins, les pêcheurs pratiquent cette activité sans gestion durable et organisée de la ressource. Dans les pays pauvres, on pense d’abord à nourrir sa famille au jour le jour, on ne raisonne pas sur le long terme, c’est pourquoi il faut les tenir informés dès aujourd’hui du danger encouru, et tenter de les inciter à pratiquer une pêche plus durable et moins destructrice. Il faudra également leur fournir des solutions de substitution.

Une sensibilisation sur l’extrême vanité qui consiste à consommer ce met devrait être tentée, car c’est seulement en shark-fin-freesupprimant la demande qu’il est possible de désamorcer l’alimentation des marchés. Si d’aventure, vous voyez un menu asiatique qui propose cette soupe maudite, faites un grand détour…

* Inscrire les pêches ciblées sur les requins dans une optique durable, c’est-à-dire en réglementant efficacement les captures. Cela permettrait également de limiter les prises dites « accessoires » qui constituent en fait un véritable gaspillage des autres espèces capturées par l’utilisation illégale et abusive de la palangre. Une telle réglementation permettrait probablement de maintenir les populations en équilibre, mais tout le problème serait alors de la faire respecter…

* Assurer une cohérence entre les politiques internes et externes, en matière de conservation et de gestion des requins dans tous les pays qui pratiquent cette pêche, légalement ou non. Cela signifie faire respecter la réglementation par tous les navires immatriculés sur un territoire, quel que soit leur régime juridique.

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Les promesses de l’écotourisme

Des études ont montré que les plongeurs accordent une très haute valeur à l’observation de la vie marine, classant les requins comme l’animal le plus attractif : 71% des plongeurs sont prêt à payer plus pour observer des requins que tout autre espèce marine.

Aujourd’hui, certains gouvernements ont compris l’importance écologique des requins dans l’écosystème marin, mais également leur intérêt économique, attirant l’intérêt des touristes. Ainsi, des lieux où ils sont protégés commencent à apparaître à travers le monde : carte Sanctuaires.

Un requin vivant vaut plus qu’un requin mort

La plongée requin représente une manne économique très importante dans certaines régions du monde : par exemple, il est estimé que le tourisme lié au requin rapporte 18 millions de $ par an à Palau, et jusqu’à 78 millions de $ aux Bahamas. Un exemple en France, à Moorea en Polynésie française, la plongée requin génère 5,4 millions de $ par an et un requin citron rapporterait 2,3 million de $ au cours de ses 20 ans de vie. A Donsol aux Philippines, le tourisme lié à l’observation des requins baleines a permis à lui seul de sortir de la pauvreté la communauté locale en créant 300 emplois et offrant à 200 pêcheurs un emploie saisonnier.

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Cet intérêt économique du requin vivant et en liberté dans son aire naturel représente une motivation efficace pour pousser les gouvernements à protéger les requins de la pêche. Aux Maldives, une étude a montré qu’un seul requin gris de récif contribue à hauteur de 3000$ en moyenne par an à l’économie locale, et jusqu’à 35 000$ sur certains récifs. Ainsi, 30% du PIB maldivien est généré par le tourisme lié au requin, et en 2010, la pêche au requin a été interdite par le gouvernement. Des sanctuaires pour les requins sont également crées dans certaines région du monde grâce à l’activité économique générée par les plongées requins comme à Palau (le premier sanctuaire au monde en 2009), mais également aux Bahamas et aux Fidji.

En 2004, le prix moyen pour les ailerons d’un requin de la famille des Carcharinidae était de 50$US. En comparaison, le même requin bien vivant sur son récif, aura une valeur de 73$US par jour… le calcul est vite fait !

Retrouvez plus d’information sur l’écotourisme (http://sharkecotourismcharter.com/lecotourisme/) et la valorisation des requins vivants (http://sharkecotourismcharter.com/requinvaleur/)

sur le site de la Charte Internationale de l’écotourisme requin responsable.

 

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